samedi 22 septembre 2012

Cupidon

Un soleil magnifique vient de se lever sur la ville. La rosée est encore présente sur l'herbe des jardins. Un nouveau jour vient de commencer. Pourtant cette journée est si différente des précédentes. Dans les rues, il n'y a plus personne. Dans le parc de la ville, plus un oiseau ne chante. Plus une voiture ne circule. Le silence règne. Seuls les feux de circulations clignotent à allure régulière. Un portail grince et une nuée d'hirondelles s'envolent à tire d'aile. Après quoi, un chat saute d'un banc pour venir se coucher sous les nouveaux rayons, sur la route principale complètement déserte.
Un moteur d'avion déchire petit à petit l'atmosphère pesante. Ce n'est rien. Il ne fait que passer. Cela n'empêche pas l'homme du deuxième étage de tressaillir. Dans cette ville, tout le monde a peur. Les anges allaient passer. Le vent se lève. Les feuilles des arbres d'été crissent. Un froid anormal gagne les avenues et le chat se roule en boule, ils arrivent...
  Ils passent silencieusement dans les allées de la ville, flottant avec légèreté au dessus du sol. Ils ne disent rien. Ils sont peut-être une dizaine. Alors qu'ils inspectent chaque recoin de la ville, on semble les ignorer non sans difficulté. Le groupe angélique s'immobilise soudainement toujours aussi calmement. L'un d'eux fait apparaître un bel arc et une très belle flèche aux plumes d'or en un claquement de doigt. Il saisit l'arme, encoche la flèche et tend la corde. Personne ne sait qui il vise exactement. Une seconde plus tard le projectile est figé dans le torse d'un homme. Surprise totale, celui-ci ne s'effondre pas. Il esquisse une peur. Après un petit moment, il commence à se demander, la face livide, pourquoi n'est-il pas encore mort?
La violence du heurt aurait dû le tuer, mais à la place rien. L'homme regarde par sa fenêtre et remarque que les anges ne sont plus là. Et puis comment cette flèche a-t-elle pu traverser un mur de briques ?
Un instant plus tard, le vent tombe. Étrangement, il sait qu'il est seul dans cette maison, dans cette ville... qu'il ne reconnaît plus maintenant. Pris de panique, l'homme tente en vain de retirer la flèche de sa chair. Cela ne lui fait pas mal, il ne sent absolument rien comme si elle était bloquée. Il s'énerve et pleure, pourtant un sentiment de bien-être l'absorbe, il ne veut pas que cette sensation finisse. Mais sa vision se déforme sans raison. L'obscurité l'envahit. Il ne voit plus sa fenêtre, il ne voit plus rien, le néant total.

L'homme du deuxième étage se réveille brutalement. Le son du réveil l'a ramené à la réalité.
Un soleil magnifique s'étend sur la ville pleine de vie. Les voitures circulent bruyamment. Sur la route menant à son bureau, l'homme voit un chat sur un banc, il a l'impression de le connaître, de l'avoir déjà vu, mais où ?
Il ne s'aperçoit pas de l'avion passant au-dessus de sa tête dans ce ciel pur. Il se contente de marcher en direction de son travail. Puis une douleur le saisit au coeur. L'homme grimace et s'offre à lui un spectacle d'une rare beauté. Elle croise son regard et maintient la "connexion". Il n'en croit pas ses yeux, elle non plus. Il pense simplement "Quelle magnifique jeune femme !".

Candide Jr. (Wilhelm) ©

9 commentaires:

  1. Tiens tiens, ça me rappelle quelque chose... ! Tu n'aurais pas pris exemple sur un certain court métrage par le plus pur des hasards ?? :P
    J'aime bien ton texte :)
    (Sauf qu'il y a une phrase où il manque un mot : "Cela n'empêche pas qu'un tressaillement ne se dessine sur la nuque du deuxième étage" ce ne serait pas plutôt "sur la nuque d'un homme du deuxième étage" ? Parce que je ne crois pas qu'un étage ait une nuque mais bon on ne sait jamais avec les histoires... :P)

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  2. Mince, tu sais j'avais tellement hâte de publier...

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  3. Je te remercie Mélody mais maintenant je trouve que cette phrase est trop lourde,que ça casse le rythme, tu ne vois pas que c'est un peu instable cette tournure ?
    Après c'est mon point de vue :)

    (Ceci dit, je te remercie encore)

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  4. Voilà j'ai re-corrigé à nouveau,
    tu en penses quoi ?

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  5. Bah c'est ton texte c'est toi qui vois hein ! Mais c'est sur que ça rallongeait un peu trop la phrase. Mais cette nouvelle phrase je la trouve pas parfaite non plus pour être honnête :D mais bon ça va pas mettre en péril mon avis général sur ton texte :)

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  6. Je sais très bien que mon texte n'est pas parfait, dans plusieurs semaines je me demanderai sans doute " Et si j'avais mis ça, ou encore ça, ç'aurait été beaucoup mieux"
    Mais après si je commence à chercher la perfection je ne m'en sors plus.
    ;)

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