mercredi 3 octobre 2012

Les cascades de la vie

Les larmes glissent sur les cils,
Dévalent les rides des joues
Les yeux rougis se défilent,
Se ferment pour ne plus voir du tout.

Mais les mots crient toujours dans ta tête,
Les mains sur les oreilles,
Pourvu que le bruit s'arrête,
Que la mer se calme et que vienne le soleil.

Mais la voix résonne encore, ne veut plus s'en aller,
Retourne le couteau maintes fois dans la plaie,
Ne t'accorde aucune pause pour autant désirée.
Tu espères que le cœur explose pour être libéré.

Un moment le silence remplace la tempête,
Quand tu penses à autre chose, c'est là que tout s'arrête,
Mais comme tu t'en rends compte alors tout recommence,
C'est reparti pour un tour, la tempête obstrue tes sens.

Puis les larmes versées qui ont vidé ton corps,
Te le rendent épuisé, sans énergie, comme mort,
Alors là seulement tu peux te reposer,
En posant ta tête lourde sur l'oreiller mouillé.

La douleur au matin te semble plus légère,
Tu te lèves sans entrain mais la plaie moins sévère,
T'accorde un seul sourire avant que ne reviennent,
La voix et les larmes que tes yeux en vain retiennent.

L'inaccessible est le plus douloureux,
Car la flamme de l'espoir s'éteint, silencieuse;
Alors que les souvenirs infectent le sang,
Et que ta mer, vive, s'agite intérieurement.

Et le feu qui s'éteint te brûle plus qu'allumé,
Comme si les braises, fumantes, te faisaient tousser,
Comme si la flamme au fond eût été remplacée,
Par le mot désespoir dont la vague est glacée.

Le terme « inaccessible » te fais mal à la tête,
Il tourne, se dessine, se pare d'épines qu'il te jette,
Et tu te contorsionne, ne sachant plus que faire,
Tu te rappelles que quand-même, maman te l'avait dit,
Relativiser, ça fais mal, mais c'est plus vite fini
Que de brouter tes idées-noires, voir le monde à l'envers.

Le mot « abandon » remplace « inaccessible » et « désespoir »,
Là c'est plus difficile, t'es bien accroché(e) à tes idées-noires.
Les larmes coulent, le sommeil t'enlace,
Le temps passe et te dépasse

Puis à la fin c'est tout de même fini,
T'es prêt(e) pour une autre cascade de la Vie.
Le printemps est là, chassant l'hiver,
Et ses grands bras fleuris te réchauffent et te serrent.

Mélody ©

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire