dimanche 24 juillet 2011

Hallway of dreams

Je marche. Le couloir est noir. Le temps semble ralenti. Mes bottes martèlent le sol avec un bruit de talons qui résonnent tout autour de moi, comme dans les rêves de films. Cette vague impression de solitude ne me dérange pas. Le couloir donne une sensation d'infinité, ou alors c'est moi qui marche sans avancer. Mes pas continuent de faire ce bruit qui finalement me fait du bien; il me donne confiance peu à peu. J'attends. J'attends quelque chose que j'ignore. Je ne sais plus, je ne sais pas. Une lueur blafarde dessine comme une sortie au loin. J'avance encore. Je me rapproche sans trop rien voir et sans en être sûre. La tâche grandit à chaque coup donné sur le sol marbré. Le teint pâle de la lumière jaunit peu à peu. Devenant si doré qu'il embellirait n'importe quoi. Je continue ma route. De petites tâches de couleurs viennent compléter le tableau lumineux. De ces nouvelles couleurs naissent des fleurs de toutes sortes. Je reconnais dans la masse de magnifiques lys et des yeux-de-chat. Au milieu de ce chef-d'œuvre apparaît un visage souriant. La lumière se transforme en une chevelure étincelante. Et un sourire modèle les lèvres de ce personnage inattendu. Mon esprit reconstitue l'image entière pour faire place au sujet important de mon songe. Les traits du jeune homme sont angéliques, la douceur de sa peau parfaite est d'une évidence surprenante, même sans qu'on la touche. Ses yeux ont la couleur bleue des lagons et des lacs d'Océanie et pétillent comme milles étoiles. Son regard est d'une intensité époustouflante. Je me perds dans la contemplation de son visage. Son sourire est timide mais tellement sincère... Je m'enfonce dans l'image comme dans un des mirages des déserts arides. Puis tout se met à tourner autour de moi, je suis emportée par un cyclone silencieux où tout se mélange. Les couleurs tournent, tournent. La dernière chose que j'ai vue du magnifique jeune homme est un sourire figé mais des paroles résonnent dans ma tête. Elles viennent de lui, forcément. « N'aie pas peur, je reviendrai... »
Soudain je me retrouve le matin dans mon lit aux draps blancs imprimé de pivoines, découverte. C'est fini. Du moins, pour aujourd'hui. Il reviendra, je le reverrai, on se sourira à nouveau, et mon cœur sera léger, léger... 


Mélody © 

Les rêves sont ce qu'il y a de plus doux et peut-être de plus vrai dans la vie.
Charles Nodier

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