Ils te reconnaissent pas tout l’temps,
Alors ils te saluent,
Et te disent bonjour en souriant
Maintenant tu es habituée
A ce que l’on t’apprécies
Hier, celui qui est passé,
Tu le voulais aussi .
La mine fatiguée, le teint sombre,
Les yeux révulsés, il marchait comme une ombre.
La lueur des lampadaires illuminait sa faiblesse
Ton regard assoiffé
Rehaussait sa bassesse.
Tu l’avais bien choisi, sale putain
Fallait-il que tu sois jolie
Pour réussir ton larcin
Ton amie portait ce soir-là
Une courte robe blanche
Et il s’est arrêté
Sur le dessin de ses hanches
Toi tu étais sulfureuse
Longue robe noire vaporeuse
Teint hâlé, trop parfait
Et pourtant tellement vrai
Si séduisante,
Il n’a pas cherché longtemps
Âme vacante
A prendre sans ménagement
L’autre, si dure et ennuyeuse
Croyant tout contrôler
Mais pas si prétentieuse
Car elle te permet d’exister
Alors tes arrivée, et il est tombé amoureux
Il s’est jeté dans tes bras
Comme un imbécile heureux
Baiser glacial
Dans cette chaude nuit d’été
Mais toi ça t’est égal
Puisque t’as eu c’que tu voulais
Boitant comme un con
Sur le trottoir sale
Marchant à tâtons,
Tout d’un coup il s’étale
Ta médiocrité illuminant l’action,
Tu triomphes, reine du bal.
En contrebas, y’avait la Vie qui regardait
Et j’ai su qu’vous étiez toutes les deux des putains
Quand souriant, elle s’est approchée
Et t’a prise par la main.
Jennsen ©
L'espérance, toute trompeuse qu'elle est, sert au moins à nous mener à la fin de la vie par un chemin agréable.
La Rochefoucauld
Toute espérance contient aussi son contraire .
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