dimanche 24 juillet 2011

L'amante de la Mort

Quand les gens te croisent dans la rue,
Ils te reconnaissent pas tout l’temps,
Alors ils te saluent,
Et te disent bonjour en souriant

Maintenant tu es habituée
A ce que l’on t’apprécies
Hier, celui qui est passé,
Tu le voulais aussi .

La mine fatiguée, le teint sombre,
Les yeux révulsés, il marchait comme une ombre.
La lueur des lampadaires illuminait sa faiblesse
Ton regard assoiffé
Rehaussait sa bassesse.

Tu l’avais bien choisi, sale putain
Fallait-il que tu sois jolie
Pour réussir ton larcin

Ton amie portait ce soir-là
Une courte robe blanche
Et il s’est arrêté
Sur le dessin de ses hanches

Toi tu étais sulfureuse
Longue robe noire vaporeuse
Teint hâlé, trop parfait
Et pourtant tellement vrai

Si séduisante,
Il n’a pas cherché longtemps
Âme vacante
A prendre sans ménagement

L’autre, si dure et ennuyeuse
Croyant tout contrôler
Mais pas si prétentieuse
Car elle te permet d’exister

Alors tes arrivée, et il est tombé amoureux
Il s’est jeté dans tes bras
Comme un imbécile heureux

Baiser glacial
Dans cette chaude nuit d’été
Mais toi ça t’est égal
Puisque t’as eu c’que tu voulais

Boitant comme un con
Sur le trottoir sale
Marchant à tâtons,
Tout d’un coup il s’étale
Ta médiocrité illuminant l’action,
Tu triomphes, reine du bal.

En contrebas, y’avait la Vie qui regardait
Et j’ai su qu’vous étiez toutes les deux des putains
Quand souriant, elle s’est approchée
Et t’a prise par la main.

Jennsen ©

L'espérance, toute trompeuse qu'elle est, sert au moins à nous mener à la fin de la vie par un chemin agréable.

La Rochefoucauld

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