C'est vraiment une phrase magique
Une enfant dans les bois,
Un onirique porc-épique ?
C'est l'aube qui se lève une paupière qui se soulève une minute de trêve...
Sujet, verbe, COD :
C'est facile à décoder
Mais les plus grands savants du monde ,
Disséquant, critiquant - qu'ils sont immondes !
Ne peuvent dire quels trésors
Quelle princesse aux cheveux d'or
Sont blottis dans ses replis...
Dans cette phrase pour les enfants au lit !
Une phrase de châteaux
De sable
D'océans d'eau
Potable
De princesses
A la peau de chocolat
De promesses
Que cent ans durant on tiendra...
Je ne sais ce que vous pensez,
Cachés derrière vos lunettes,
Mais la lisant vous frémissez,
Dites, à moins que vous ne soyez bêtes ?
Célestine ©
Voici un extrait de texte dont je me suis inspirée pour écrire ce poème.
« Dans la petite ville des
Parfumeurs, cachée au fin fond la Forêt de l'Oubli, recueille
régulièrement les voyageurs imprudents qui s'y sont égarés. Ceux-ci, en
approchant du village, sont enivrés par les odeurs, et s'évanouissent.
Les Parfumeurs se relaient alors au chevet de l'endormi en lui lisant
des histoires, cherchant les "mots qui réveillent", seuls capables de
réanimer les voyageurs inconscients.
"Avant même d'ouvrir les yeux, j'ai su, à cause d'elle, que je n'avais rien à craindre ici, qu'on ne m'y voulait aucun mal. A mon chevet, une femme un peu ronde et les joues constellées de taches de rousseur me dévisageait, stupéfaite :
- Vous... vous êtes réveillée ?
Je n'étais pas la moins étonnée des deux :
- Oui... où suis-je ?
Elle tenait dans ses mains un livre d'images que je connaissais bien. On me l'avait lu, petite fille : Il était une fois un bûcheron et une bûcheronne qui avaient sept enfants, tous garçons...
(...)
- Je vous assure, monsieur Eztergom, j'ai seulement dit "il était une fois"... et elle a ouvert les yeux ! Je venais de m'assoir, vous vous rendez compte ! Ah mademoiselle Hannah, vous venez de m'offrir le plus grand bonheur de ma vie !" »
"Avant même d'ouvrir les yeux, j'ai su, à cause d'elle, que je n'avais rien à craindre ici, qu'on ne m'y voulait aucun mal. A mon chevet, une femme un peu ronde et les joues constellées de taches de rousseur me dévisageait, stupéfaite :
- Vous... vous êtes réveillée ?
Je n'étais pas la moins étonnée des deux :
- Oui... où suis-je ?
Elle tenait dans ses mains un livre d'images que je connaissais bien. On me l'avait lu, petite fille : Il était une fois un bûcheron et une bûcheronne qui avaient sept enfants, tous garçons...
(...)
- Je vous assure, monsieur Eztergom, j'ai seulement dit "il était une fois"... et elle a ouvert les yeux ! Je venais de m'assoir, vous vous rendez compte ! Ah mademoiselle Hannah, vous venez de m'offrir le plus grand bonheur de ma vie !" »
Jean-Claude Mourlevat, La rivière à l'envers, 2. Hannah.
Quelle bonne idée d'avoir contacté Cathy ! je viens directement de chez elle et ne le regrette pas. C'est compliqué de choisir le billet où mettre mes félicitations puisque vous êtes plusieurs. Elles s'adressent donc à vous quatre, accompagnées de mes encouragements.
RépondreSupprimerMerci beaucoup Sagine !
RépondreSupprimerBonjour Mélody,
RépondreSupprimerBravo à Célestine pour ce poème particulièrement original... La chute est assez inattendue et m'a fait sourire. Le thème est bien choisi et agréablement "exploité" poétiquement parlant.
Merci pour ton passage sur mon blog. Je répondrai à mes commentaires à mon retour (je suis toujours absente).
Amicalement, ainsi qu'à tes amies.
Cathy.
Waouh, Célestine ! J'aime énormément ton poème, il est génial ! Je me souviens de ce livre que j'avais beaucoup aimé étant petite, La rivière à l'envers, mais avec la version du garçon. Ce texte correspond bien à l'ambiance de ton poème. Bravo !
RépondreSupprimerJennsen.
Merci beaucoup pour les compliments (c'est tellement réconfortant quand, après avoir publié un texte, on lit les premiers commentaires et on comprend que non, ce texte n'est pas complètement catastrophique !)
RépondreSupprimerPersonnellement je ne suis pas totalement satisfaite de la structure du poème, je trouve que... justement elle n'est pas assez structurée, qu'on ne la sent pas trop. Peut-être à cause de la variété des formes que j'ai utilisées. Je trouve qu'on ne "sent pas trop" les changements de paragraphe.
Désolée pour le retard j'avais un souci, je ne pouvais plus répondre aux commentaires...
Célestine