Citation

"Faites des rêves immenses pour ne pas les perdre de vue en les poursuivant."

William Faulkner

samedi 29 septembre 2012

Hommage à un cochon

Faut pas naître cochon
T'es vraiment maltraité
Pour une simple part de jambon,
Aucun scrupules à t'égorger

Le sang coule de ta plaie
T'a la tête à l'envers
Tu vois ton sang dégouliner
Et toi t'es là tu peux rien faire

T'as mal, tu hurles, mais ils s'en foutent
A croire qu'ils n'ont ni cœur ni oreilles,
T'attends ton heure au goutte à goutte,
Tu voudrais bien leur faire pareil

Comment est-ce encore possible
Que les hommes tuent de cette manière ?
Une vie et une mort si horribles,
Ça devrait pas être permis sur Terre

D'un côté t'es heureux de partir,
Au moins t'arrêtera p't-êt' de souffrir
De l'autre t'a pas le temps de penser,
T'es trop occupé à hurler

Mais le pire c'est p't-êt' pas ça,
Le pire ça vient sûrement après.
En tant qu'ange tu regarderas,
De ce que tu verra tu seras dégoutté

Lorsqu'au centre commercial ta chair se trouvera,
Et qu'un client sous le plastique t'inspectera,
S'il te trouve trop tendre ou bien trop gras,
Dans le rayon il te reposera

Jusqu'à ce qu'un autre à son tour veuille t'étudier
Qu'il tourne le paquet et choisisse de t'acheter
Qu'il te dépose dans son frigo bien ou mal éclairé
Qu'il t'y oublie et te jette, périmé, gaspillé

Là, toi l'ange porc tu te dis que c'est injuste,
On t'a saigné, insensible à tes cris de souffrance,
On t'a maltraité, engraissé durant toute ton enfance,
Pour finir avec des déchets qui feront même pas pousser d'arbuste.


Mélody ©

mardi 25 septembre 2012

Après ma mort

Je suis morte. Je vous jure que c'est vrai, je suis morte. Mais qu'est-ce que ça veut dire, finalement, mourir ?
Moi j'ai juste perdu mon corps, ça m'a fait super bizarre, mais c'était mieux qu'avec en fait. J'ai découvert que je pouvais faire des choses différentes, sans mon corps. Je n'avais par exemple pas besoin de tourner la tête pour voir ce qui se passait à gauche, je voyais tout, comme si j'avais des yeux partout. Est-ce que les araignées ont ce genre de vision, avec leurs nombreux yeux ?
Ce qui était drôle, c'est que je flottais dans les airs, au-dessus de mon corps. Comme quoi, le "moi" est relatif, puisque j'étais toujours moi, et que mon corps était ailleurs. J'étais mon moi profond. Le moi du corps c'est comme une enveloppe, ça sert à transporter le moi intérieur c'est à dire la lettre, le plus important.
Je flottais et je voyais tout, j'entendais tout, je sentais tout. J'étais tout. Je voyais même à l'intérieur des choses, comme si les fantômes ne connaissaient pas les barrières, d'ailleurs c'est bien pour ça qu'ils traversent les murs, dans les films et les bandes dessinées. Bref, c'est pas le sujet.
Mon corps était allongé dans mon lit, les yeux ouverts, le visage inexpressif. Ça fait sacrément bizarre de voir son propre corps depuis l'extérieur. Surtout de savoir qu'on l'a habité, et que là il était vide, et que ça avait été moi. Whoua ! Je ressemblais à ça moi ? Ça donne pas comme sur les photos dis-donc. Mais que ce corps vide ait les yeux ouverts, c'était horrible. J'avais l'impression qu'il me regardait partir en m'accusant de l'abandonner. Hey, j'ai pas choisi mon gars. Je savais pas que je mourrais d'un coup comme ça, plouf, plus rien. Me regarde pas comme ça, tu me donne la chair de poule. Bon d'accord, c'est pas vrai, vu que j'ai plus de peau. Je peux pas avoir la chair de poule. Mais tu me fais peur quand-même.
Heureusement, là, quelqu'un est entré. Ma fille. D'abord, elle n'a pas remarqué que j'étais "partie". Elle a ouvert la bouche pour me dire quelque chose, mais soudain elle s'est précipitée sur moi en criant « Maman ! Maman, réponds-moi ! Maman ! » J'ai essayé de parler, mais, pas de bol, j'ai pas pu. J'avais pas de bouche, pas de cordes vocales, rien. J'ai compris que désormais je devrais me mettre à la télépathie.
Je paniquais. Ma fille était en train de me secouer, enfin en train de secouer mon corps, et elle criait le nom de son père en pleurant. Et moi, j'étais là, je voyais tout, mais je ne pouvais rien faire. Se sentir impuissant dans un moment pareil, c'est la pire chose qui me sois arrivée. J'aurais aimé la rassurer, lui dire que j'allais bien, que j'étais toujours là, mais sous une forme différente. J'ai commencé à comprendre les histoires de fantômes qui hantent les maisons. Ce doit être des esprits têtus qui ne supportent pas de ne pas pouvoir prouver leur présence et rassurer leurs proches. Oui sûrement. En attendant, au lieu de les rassurer, ça les terrorisait. Ça non plus ça fait pas de bien. Bref.
Mon mari est arrivé, se demandant ce qui se passait. Il a demandé à notre fille ce qui lui arrivait, et puis il m'a vue, et il a comprit.
« Elle est morte, papa, elle est morte ! Pourquoi est-ce qu'elle est morte maintenant ? Pourquoi ? »
Elle en pleurait de rage. Moi aussi j'aurais bien pleuré, par compassion, mais ça non plus je pouvais pas faire en tant que fantôme. Finalement on peut pas faire autant de choses qu'avec son corps.
Bon, ils ont tous pleuré, ils étaient tous très tristes, moi aussi. Et, quand-même, au bout d'un moment mon mari a eu la bonne idée de me fermer les yeux. J'étais un peu soulagée, c'était pesant ce regard, même vide.
Ils n'ont pas appelé de médecins ou quoi, ils savaient que c'était fini, que c'était mon heure. difficile d'avaler la pilule, mais bon, ça évite tout un tas de bazar, de voir les choses en face. J'étais morte, et puis voilà. C'était comme ça. Ils ont quand-même essayé de trouver de quoi j'étais morte, et je les comprends, c'est quand-même important. Et ça m'intéressait aussi, du haut de mon plafond. Le diagnostic était un peu bizarre, en gros la machine c'était arrêtée comme ça, d'un coup. Le bonhomme a dit qu'une fois quelqu'un était mort en plein milieu d'une conversation, comme ça, la machine était tombée en panne. Sauf qu'on pouvait pas la réparer. 
Et puis des amis sont venus plus tard, pour me dire adieu. Y en a un qui a dit « Repose en paix ». Ça m'a bien fait rire. Facile à dire, repose en paix. Comment je vais faire maintenant ? Y a pas de cours pour apprendre à être fantôme, et personne nous préviens de ce qu'il faut faire une fois qu'on a quitté son corps. C'est pas très organisé par ici.
J'ai décidé d'attendre. J'avais une hypothèse quant à la suite des évènements. Et puis de toute façon, j'avais rien à faire d'autre qu'attendre et voir depuis le plafond ce qui se passait dans la maison.
C'était drôle de tout voir, même si je pouvais pas faire de commentaires. Sans moi c'était un peu la pagaille. Mon mari a fait brûler son riz parce qu'il n'avait pas mis assez d'eau dans la casserole. Au début dans ma tête je criais « Non, pas comme ça ! » et j'avais envie de l'aider, mais je ne pouvais rien faire. Alors j'ai juste regardé, et puis le deuxième jour, même si j'étais encore triste de les avoir laissé tomber, leurs petites erreurs me faisaient rire. La nuit, je les regardais dormir. Je me suis dit que j'étais peut-être devenu leur ange gardien.
Et puis, un beau matin, des gens sont venus avec une boîte. Bon d'accord, un cercueil. Mais c'est pareil. Ma fille a choisi mes habits. Et ils ont voulu me mettre dedans. Là j'étais pas d'accord du tout.
Mais ça va pas la tête ? C'est à moi ça, n'y touchez pas ! C'est mon corps, qu'est-ce que vous faites ? 
Je me suis trouvée bien ridicule. Pour mes parents, on avait fait la même chose. Et ça nous avait parut normal. Affreusement normal. Est-ce qu'ils avaient ressenti la même douleur, la même indignation et la même impuissance que moi ? De toute façon, on ne pouvais pas non-plus laisser le corps pourrir sur le lit. Oui mais quand-même, la boîte elle est toute petite, et puis il y fait tout noir, et puis c'est mon corps à moi ils n'ont pas le droit de le mettre à la poubelle comme ça ! C'est vrai, je ne suis pas dedans, c'est pas moi qui suis enfermée, mais c'est mon corps, alors ça fait tout de même bizarre. Vous vous rendez compte ? Votre "vous" enfermé dans un espace tout minuscule, devant vos yeux ?
J'avais jamais pensé que ça se passerait comme ça. Mais je vous jure, j'avais presque du mal à respirer, comme si j'étais vraiment enfermée dans ce cercueil, je paniquais comme si j'étais à la place de mon corps.
Vous n'avez pas le droit, et puis qui c'est qui vous a dit que je voulais me retrouver au fond d'un trou ?
Bon, c'était ma faute. J'avais pas précisé comment je voulais qu'on me traite après ma mort. Mais bon, je préfère l'enterrement à l'incinération. Quelle horreur ça aurait été de voir mon corps se consumer dans les flammes ! Et puis de voir qu'on met mes restes dans une boite encore plus petite que le cercueil, beurk. Hors de question. Bien-sûr, si on avait pu les répandre dans mon endroit préféré, j'aurais un peu plus apprécié. Mais une tombe c'est quand-même pas mal, ça donne plus de réalité, un endroit où adresser nos paroles. Moi j'avais bien aimé avoir un endroit où aller pour parler à mes parents, leur rendre hommage, prendre soin de leur tombe me donnait quelque réconfort. En plus, maintenant, je sais qu'ils m'entendaient.


Il y avait un monde fou à mon enterrement. Tous habillés en noir, comme de coutume. Toute la famille, les amis. Je me suis demandé si tout le monde avait vraiment de la peine. Il y avait des gens que je connaissais très peu. Qu'est-ce qu'ils faisaient là ? Et d'autres à qui je tenais qui n'avaient pas pu venir. J'étais déçue. Mais ils devaient avoir une bonne raison. Et je suis sûre qu'ils auraient voulu venir, s'ils avaient pu. Je leur ai pardonné.
Ils ont mis la boîte dans le trou, et puis un par un les gens sont venus déposer des fleurs et une poignée de terre. J'ai trouvé un peu idiot qu'ils condamnent aussi de jolies fleurs à être ensevelies. C'est tellement dommage. Mais bon, je ne pouvais rien faire, donc j'ai regardé, comme d'habitude.
Ils ont fini de recouvrir le tout de terre. Mon mari et ma fille pleuraient et tremblaient comme des feuilles, dans les bras l'un de l'autre.
Il fallait aussi que je leur dise adieu.
Soudain, j'ai été comme aspirée dans le fameux tunnel dont tout le monde parle, celui avec la lumière au bout et qui est censé mener au paradis, sauf que ça fait déjà trois heures que je suis coincée dans les embouteillages avec tous les gens qui sont morts à peu près en même temps que moi... ça fait une file pas croyable, d'ailleurs tout le monde râle ici, on croyait tous qu'une fois morts on allait être tranquilles, mais non, il a fallu qu'un des tunnels-portails-du-paradis soit en réparation, et voilà qu'on se retrouve tous à poiroter au même endroit... Si j'avais imaginé ça ! Vous vous rendez compte ? Franchement les anges ils auraient pu optimiser leur accueil, je veux dire la mort c'est quand-même un passage sacrément important non ? Non ? Oui bon d'accord, c'est vrai que c'est pas de leur faute si l'autre tunnel s'est effondré... C'est à cause d'un groupe de braconniers qui ont fusillé un troupeau d'éléphants (oui ils devaient être bien dérangés du cerveau pour tuer autant de ces nobles animaux, mais c'est pas le sujet). Du coup ils sont tous entrés au paradis en même temps, et comme ils sont pas franchement légers et délicats dans leur genre, s'en sont suivis quelques problèmes on ne peut plus fâcheux. Comme dirait Obélix (à quelques détails près) : "Ils sont fous ces braconniers !"

Mélody ©

samedi 22 septembre 2012

Cupidon

Un soleil magnifique vient de se lever sur la ville. La rosée est encore présente sur l'herbe des jardins. Un nouveau jour vient de commencer. Pourtant cette journée est si différente des précédentes. Dans les rues, il n'y a plus personne. Dans le parc de la ville, plus un oiseau ne chante. Plus une voiture ne circule. Le silence règne. Seuls les feux de circulations clignotent à allure régulière. Un portail grince et une nuée d'hirondelles s'envolent à tire d'aile. Après quoi, un chat saute d'un banc pour venir se coucher sous les nouveaux rayons, sur la route principale complètement déserte.
Un moteur d'avion déchire petit à petit l'atmosphère pesante. Ce n'est rien. Il ne fait que passer. Cela n'empêche pas l'homme du deuxième étage de tressaillir. Dans cette ville, tout le monde a peur. Les anges allaient passer. Le vent se lève. Les feuilles des arbres d'été crissent. Un froid anormal gagne les avenues et le chat se roule en boule, ils arrivent...
  Ils passent silencieusement dans les allées de la ville, flottant avec légèreté au dessus du sol. Ils ne disent rien. Ils sont peut-être une dizaine. Alors qu'ils inspectent chaque recoin de la ville, on semble les ignorer non sans difficulté. Le groupe angélique s'immobilise soudainement toujours aussi calmement. L'un d'eux fait apparaître un bel arc et une très belle flèche aux plumes d'or en un claquement de doigt. Il saisit l'arme, encoche la flèche et tend la corde. Personne ne sait qui il vise exactement. Une seconde plus tard le projectile est figé dans le torse d'un homme. Surprise totale, celui-ci ne s'effondre pas. Il esquisse une peur. Après un petit moment, il commence à se demander, la face livide, pourquoi n'est-il pas encore mort?
La violence du heurt aurait dû le tuer, mais à la place rien. L'homme regarde par sa fenêtre et remarque que les anges ne sont plus là. Et puis comment cette flèche a-t-elle pu traverser un mur de briques ?
Un instant plus tard, le vent tombe. Étrangement, il sait qu'il est seul dans cette maison, dans cette ville... qu'il ne reconnaît plus maintenant. Pris de panique, l'homme tente en vain de retirer la flèche de sa chair. Cela ne lui fait pas mal, il ne sent absolument rien comme si elle était bloquée. Il s'énerve et pleure, pourtant un sentiment de bien-être l'absorbe, il ne veut pas que cette sensation finisse. Mais sa vision se déforme sans raison. L'obscurité l'envahit. Il ne voit plus sa fenêtre, il ne voit plus rien, le néant total.

L'homme du deuxième étage se réveille brutalement. Le son du réveil l'a ramené à la réalité.
Un soleil magnifique s'étend sur la ville pleine de vie. Les voitures circulent bruyamment. Sur la route menant à son bureau, l'homme voit un chat sur un banc, il a l'impression de le connaître, de l'avoir déjà vu, mais où ?
Il ne s'aperçoit pas de l'avion passant au-dessus de sa tête dans ce ciel pur. Il se contente de marcher en direction de son travail. Puis une douleur le saisit au coeur. L'homme grimace et s'offre à lui un spectacle d'une rare beauté. Elle croise son regard et maintient la "connexion". Il n'en croit pas ses yeux, elle non plus. Il pense simplement "Quelle magnifique jeune femme !".

Candide Jr. (Wilhelm) ©

vendredi 14 septembre 2012

Savoir aimer


Toi tu sais que je t’aime
Moi si je savais que tu m’aimes
M’aimerais tu parce que tu sais ?
Mais je ne sais pas si tu m’aimes
Et tu sais que je t’aime
Pourtant si tu ne savais pas que je t’aime
Peut-être que je ne t’aimerais plus
Et tu m’aimerais à ton tour
Par contre si je savais que tu ne m’aimes pas
Serais-je encore amoureux de toi
Mais tu sais que je ne sais pas
Est-ce que tu sais aimer ?
Je sais que tu sais que je t’aime
Et tu sais que je ne sais pas si tu m’aimes
Alors pourquoi je ne le sais pas ?
Il n’y a que toi qui sais …ou pas
Va savoir !
Candide Jr. (Wilhelm)  ©

dimanche 9 septembre 2012

L'enfant vérité

  Du haut de ses deux millimètres, Oeil-de-Pierre avançait prudemment. Elle pensait à son nom lui venant de la cicatrice qui tranchait de part et d’autre son œil invalide. Arpentant la forêt des roses, Œil-de Pierre n’était pas seule. Une bonne centaine de ses congénères la suivait à la file indienne, toutes mandibules dressées. L’air ambiant empestait la présence des têtes-rousses ce qui indiquait qu’elles n’étaient pas bien loin. Mais pour l’instant aucunes têtes ennemies ne se dévoilaient. Puis une feuille bougea à droite de la colonne qui s’arrêta alors. Alertées par le bruit les mandibules se tournèrent en provenance du son.
  Soudain la vague. Une multitude de têtes-rousses déferlèrent sur le flanc de la file. La surprise était totale.
-Une embuscade ! Communiqua Œil-de-Pierre à l’aide de ses antennes. En formation ordonna-t-elle. Trop tard. L’impact était imminent, des têtes décapitées volèrent sous la violence du premier assaut. La bataille commença.
Œil-de-Pierre se rua dans la mêlée et trancha trois premières pattes d’un coup de mandibules. Un peu plus loin, elle transperça le torse d’une tête-rousse. Et elle fut projetée à terre par la bousculade générale. Mais il fallait se relever. Elle se replia derrière la première ligne frontale pour se mettre à l’abri. En plein combat elle reçut un message olfactif. Pattes-D’acier lui dit :
 « Elles sont trop nombreuses, il faut organiser une retraite générale en hauteur dans les roses ! »
-compris fais passer le message aux autres !
Œil-de-Pierre rejoignit à toute vitesse une base épineuse. Elle fut suivit par une dizaine de têtes brunes encore disponibles et commença l’ascension. Une fois le sommet atteint, ses antennes captèrent un nouveau message. Cette fois-ci c’était Mandibule-luisante qui parlait :
« Nous sommes à l’abri ici nous ne risquons rien »
-nous sommes en train de nous faire massacrer ! répliqua Œil-de-Pierre , regardez en bas, quel désastre !
Pourtant le répit ne fut que de courte durée car un message général capta toutes les antennes logées sur les pétales de la fleur.
« Ce n’est pas en bas qu’il faut regarder, mais en haut. »
Tous les regards convergèrent alors en direction du ciel. Et effectivement deux yeux marrons orné d’une chevelure bouclée mi blonde épiait les rescapés de quelques centimètres seulement.
En une fraction Œil-de-Pierre comprit :
-c’est un géant nous sommes impuissant contre lui ! Redescendons au plus vite nous aurons au moins une chance contre les têtes-rousses !

Des protestations émergèrent du groupe. Puis les yeux se rapprochèrent subitement, pupilles écartées comme une vision apocalyptique.

« FUYONS ! »


Soudain le géant se leva et partit en criant :
« -Mamie ! Mamie !
-qu’y a-t-il mon chéri ?
-mamie là dans le jardin, il y a des fourmis qui font la guerre !
-Mais non mon lapin tu te fais des histoires….. »

 
Candide Jr. (Wilhelm)©

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