Brouillard
Lassitude de la nuit
Lassitude qui s'ennuie
Je parle aux rayons du jour
Qui s'invitent à ma fenêtre
Pour m'occuper l'esprit
Ils me chatouillent en vain
Pour étirer mes lèvres,
Et briller dans mes yeux
Mais mon âme est ailleurs
Perdue dans l'horizon
L'horizon qui se perd
Suspendue à ce fil
Qui ne tremble jamais
Aussi fort soit le vent
Je pense à des étoiles
Qui se seraient perdues
Peut-être en sommes-nous tous ?
Des étoiles égarées.
Se cherchent-elles alors ?
Dans des trous de mémoire
C'est comme des trous noirs.
Tout flotte et tout finit
Lassitude de la nuit
Lassitude qui s'ennuie.
© Mélody
Citation
"Faites des rêves immenses pour ne pas les perdre de vue en les poursuivant."
William Faulkner
mercredi 30 août 2017
mercredi 16 août 2017
La danse des pendus
Non loin de toi, ma peine,
Il y a des corps qui dansent
Ombres noires qui se noient
Dans le sombre silence
Des pas sans résonance
Qui trahissent peu d'efforts
Mais beaucoup de souffrance
Car ce sont tous des morts
Les morts n'ont pas de voix
Et on ne les voit pas
Non loin de toi, ma peine,
Leur peine à eux est là.
Ils dansent dans sa tête
Marina n'en peut plus
Si son cœur est en miettes
C'est la faute aux pendus.
Silhouettes étendues
Dans la nuit longue elles flottent
Soulevées par le vent
Ce vent qui les emporte
Et fait danser leurs membres
Tout dénués de vie
Triste chorégraphie
Qui habite sa chambre.
Ce sont des morts qui dansent
Dans les arbres et les branches
Les morts n'ont pas de voix
Et on ne les voit pas.
Non loin de toi, ma peine,
Leur peine à eux est là.
Il y a des corps qui dansent
Ombres noires qui se noient
Dans le sombre silence
Des pas sans résonance
Qui trahissent peu d'efforts
Mais beaucoup de souffrance
Car ce sont tous des morts
Les morts n'ont pas de voix
Et on ne les voit pas
Non loin de toi, ma peine,
Leur peine à eux est là.
Ils dansent dans sa tête
Marina n'en peut plus
Si son cœur est en miettes
C'est la faute aux pendus.
Silhouettes étendues
Dans la nuit longue elles flottent
Soulevées par le vent
Ce vent qui les emporte
Et fait danser leurs membres
Tout dénués de vie
Triste chorégraphie
Qui habite sa chambre.
Ce sont des morts qui dansent
Dans les arbres et les branches
Les morts n'ont pas de voix
Et on ne les voit pas.
Non loin de toi, ma peine,
Leur peine à eux est là.
lundi 14 août 2017
Feuscinée
Il y avait un feu,
Si attrayant
Je me suis approchée
Tellement près
Que je me suis presque brûlée
J'ai reculé,
Un instant effrayée
Mais je suis fascinée
Et je reviens vers toi
En dépit de ma chair
Qui risque de cramer
En dépit des souffrances
Qui vont venir après
J'oublie tout
Au moment où
Les flammes dansent dans mes yeux
Comme les sirènes
Belles et mortelles
Tu chantes "séduis-moi,
Je me laisserai séduire"
C'est si facile
Si tentant
Si plaisant
Mais éphémère
Je tends la main
Mais je n'attrape rien
Que des cloques aux doigts
Des larmes et du chagrin
Mais je reviens chaque fois
Tu m'as bien eue tu sais
Et toujours tu m'auras.
Si attrayant
Je me suis approchée
Tellement près
Que je me suis presque brûlée
J'ai reculé,
Un instant effrayée
Mais je suis fascinée
Et je reviens vers toi
En dépit de ma chair
Qui risque de cramer
En dépit des souffrances
Qui vont venir après
J'oublie tout
Au moment où
Les flammes dansent dans mes yeux
Comme les sirènes
Belles et mortelles
Tu chantes "séduis-moi,
Je me laisserai séduire"
C'est si facile
Si tentant
Si plaisant
Mais éphémère
Je tends la main
Mais je n'attrape rien
Que des cloques aux doigts
Des larmes et du chagrin
Mais je reviens chaque fois
Tu m'as bien eue tu sais
Et toujours tu m'auras.
© Mélody
jeudi 10 août 2017
Bailarina
Ne pas faire voir l'effort
Jamais.
La danseuse le sait
Les pensées et le temps
Suspendus dans leurs yeux
Comme portée par le vent
Elle tournoie de son mieux
Les pas sont difficiles
Mais elle n'a peur de rien
Pour voir trembler les cils
Du public qu'elle tient
En haleine jusqu'au bout
Et lorsqu'elle n'en peut plus
Et qu'elle tombe à genoux
Le rideau est tendu
Ils ont tous cru rêver
Emportés avec elle
Dans la danse rythmée
Qui lui donnait des ailes
Ne pas faire voir l'effort
Jamais
La danseuse le sait
Elle remet ses chaussons
Faisant fi des douleurs
Danse dans son salon
Ne comptant plus ses heures
Elle écoute la musique
Et fait corps avec elle
Car les notes l'habitent
Jamais elle ne chancelle
Ce soir elle va briller
Costumes et paillettes
Tous ses pas maîtrisés
Et sa choré en tête
Ne pas faire voir l'effort
Jamais
La danseuse le sait
Elle sourit et se tait.
Jamais.
La danseuse le sait
Les pensées et le temps
Suspendus dans leurs yeux
Comme portée par le vent
Elle tournoie de son mieux
Les pas sont difficiles
Mais elle n'a peur de rien
Pour voir trembler les cils
Du public qu'elle tient
En haleine jusqu'au bout
Et lorsqu'elle n'en peut plus
Et qu'elle tombe à genoux
Le rideau est tendu
Ils ont tous cru rêver
Emportés avec elle
Dans la danse rythmée
Qui lui donnait des ailes
Ne pas faire voir l'effort
Jamais
La danseuse le sait
Elle remet ses chaussons
Faisant fi des douleurs
Danse dans son salon
Ne comptant plus ses heures
Elle écoute la musique
Et fait corps avec elle
Car les notes l'habitent
Jamais elle ne chancelle
Ce soir elle va briller
Costumes et paillettes
Tous ses pas maîtrisés
Et sa choré en tête
Ne pas faire voir l'effort
Jamais
La danseuse le sait
Elle sourit et se tait.
© Mélody
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