N'était-ce
donc qu'un rêve lointain,
brumeux,
qui peu à peu s'efface ?
Les
détails nous échappent ; en vain
on s'y
accroche, puis on se lasse
Le
temps passe, il gomme le souvenir
Comme
ce rêve nébuleux qu'on n'peut plus retenir
Le
temps passe, il gomme les blessures
On
oublie le passé, délivrant l'avenir
As-tu
existé ou étais-tu dans ma tête ?
Je flotte, perdue entre le réel et l'abstrait
Quelle
importance au fond, ce qu'on peut être bête
À toujours retenir ce qui veut s'en aller !
Le
temps passe, il gomme les sentiments
Tout
est si loin déjà, tu ne sais plus vraiment
Le
temps passe, il gomme tous les traits
Soigneusement
tracés sur ta vie à la craie
Rien
ne disparaît jamais vraiment
Des
paroles, des images resteront en surface
D'autres
s'éloignent tant que l'on croit qu'ils s'effacent
Mais
ils sont toujours là, endormis mais vivants
Et tous les mots s'effacent
Emportés
par le vent
Mais d'autres les remplacent
Et
s'écoule le temps...
Où vas-tu, petite chose ?
Où t'en vas-tu comme ça ?
Pourquoi t'éloignes-tu de moi ?
Reviendras-tu un jour, petite
chose ?
Ô petits souvenirs, revenez...
Attendez-moi !
Je vous ai déjà oubliés
Chers petits souvenirs envolés...
Vous retrouverai-je jamais ?
« Il est donc possible de vivre, et même de vivre heureux, presque sans aucune mémoire, [...] mais il est absolument impossible de vivre sans oubli. »
Friedrich Nietzsche
Mélody ©
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire