Citation

"Faites des rêves immenses pour ne pas les perdre de vue en les poursuivant."

William Faulkner

jeudi 14 novembre 2013

Démo des mots des maux

L'insomnie me gagne,
La fin commence maintenant.
L'ironie m'épargne,
Parfum, clémence du printemps.

Des pas, des voix, un cri, des hurlements, l'air se déchire
Dangereusement.
Des rats, une croix, Jésus-Christ abondamment, père ce délire
Malheureusement et tristement,

L'insomnie me gagne,
La fin commence maintenant.
L'ironie m'épargne,
Parfum, clémence du printemps.

J'implore l'autre monde de toute ma peine misérable
Et incurable
Pour clore notre immonde vie, source d'un gêne exécrable
Lamentablement détestable.

Soir révolu,
Je l'ai fait.
Noir absolu,
J'ai tué.

Fin de notre vie.


L'insomnie me soigne,
La fin commence maintenant.
L'hystérie s'éloigne,
Parfum, clémence du printemps.

Fin de notre vie.


Wilhelm ©

lundi 11 novembre 2013

Guerre

  Clair de Lune sur une plaine
                   Paire de dune conquis par haine
                                   Soldat en pleine action
            Renvoie la prédilection
                                                         Cendres noircies dans les airs
                                                     Grande magie de la guerre                       Des feux mangent et rugissent
                        Les yeux changés, rougissent

Sur la Terre de sang et de poussière
De nos pères, enfants, cessons la guerre

                            Squelettes innombrables
                                            Si longtemps prisonniers de la tombe      
Squelettes mémorables
                                  Bientôt libérés des catacombes

        Armée dansante une nuit de guerre
                                       Armée croissante sortie de terre                    L'assaut résonne au fin fond
                                                          Là-haut personne ne répond                                                         Maintes vies captives par la mort
  Plaintes vives tardives car encore
                                            Des frères se sont combattus 
               Pour l'air innocent, disparu 

Sur la Terre de sang et de poussière,
De nos pères, enfants, cessons la guerre

        Serviteurs faucheurs de vies
                                              L'heure de la sentence à sonnée
                              Serviteurs voleurs de vies
                                                                     Mère de la vengeance a frappé

La nuit maléfique s'achève ainsi
                                                            Les cris colériques se taisent ici
                       Demain ils reviendront
                                                   Malsains et grands démons
Les hommes méritants leur mort
                                   Les femmes héritent leur sort

Sur la Terre de sang et de poussière,
De nos pères, enfants, cessons la guerre




"La guerre ne laisse aux survivants que des cimetières à se partager" - André Frossard

"Et le combat cessa faute de combattants" - Pierre Corneille 


                               ***                            

  Je ne suis pas de ceux qui aiment discuter de ses propres écrits. Je n'aime pas les critiques, qu'elles soient bonnes ou mauvaises, ni l'orgueil que je pourrais échapper honteusement si ces critiques se révèlent flatteuses. Je n'aime pas discuter de mes écrits car selon moi, on ne peut évoluer que par soi-même, et si je ne suis pas en attente d'avis divers, c'est parce que j'écris pour un éventail de lecteurs assez large, du moins j'essaie.
  Pourtant je tiens à préciser que ce poème est, avant tout, une participation à la commémoration du 11 novembre, certes, non sans une pointe de maladresse. Ce n'est peut-être pas le moyen adéquat, c'est sans doute un bide complet, c'est peut-être un désastre mais en tant que poète amateur, j'essaie d'innover du mieux que je peux. De plus que faut-il faire pour commémorer ? Une minute de silence ? Que deviendront ces 5 ans de guerre résumé brièvement en 60 secondes lorsque l'aiguille aura parcouru le tour de son cadran? La commémoration ne sera à cet instant, déjà qu'un lointain souvenir et au jour du 12 novembre on aura tout oublié. 
  Il reste les mots. Ces groupes de lettres, qui mêmes inaperçus, resteront contre le temps pour témoigner de l'homme, ce qu'il a été et ce qu'il est en train de devenir... Au fond, personne ne sait. Le monde devient égoïste, le monde s'en fout, il veut consommer le présent sans se poser de questions. Les nouvelles générations sont l'absolu d'un " je m’enfoutisme " irrespectueux de tout. Donc je le fais par principe, par devoir, pour rappeler ce qui s'est passé et ainsi avoir L'ESPOIR d'un futur meilleur. Si le monde veut bien ...
                                                                                                                                          
Wilhelm ©

dimanche 3 novembre 2013

Le Dieu des Barbies

Ceci est un texte fictif à visée uniquement humoristique

Peut-être que vous ne le savez pas, mais en réalité, nous sommes de simples marionnettes dont quelqu'un tire les ficelles, d'ailleurs ce quelqu'un on l'appelle communément Dieu. Les gens ne sont pas tous d'accord quant à la parole de ce Dieu, mais c'est tout à fait normal parce qu'en fait il y a plusieurs dieux. Ce serait trop dur pour une personne seule de s'occuper de tant de monde. Vous savez, c'est comme quand on joue aux Barbies ou aux Playmobils : on invente une histoire, on fait parler les personnages, etc. Là c'est exactement pareil... en plus compliqué. 

Par exemple : des fois vous avez l'impression de ne plus contrôler vos pensées, elles dérivent sans que vous arriviez à vous en défaire. Moi je sais pourquoi. C'est Dieu qui vous contrôle, vous ne pouvez rien faire pour l'en empêcher ! La plupart du temps vous êtes en "mode automatique" parce qu'il y a trop de marionnettes pour qu'il s'occupe tout le temps de vous, alors au lieu de vous poser dans un coin comme les enfants le fond avec des Barbies, maintenant que la technologie de l'automatisme existe, il vous laisse jouer tout(e) seul(e) pendant qu'il va voir ailleurs vérifier que tout fonctionne bien. Mais le pauvre petit dieu il est débordé, alors souvent quand ça marche pas bien il peut pas agir tout de suite. C'est pour ça que des gens se retrouvent dans le coma pendant des semaines ou des mois, parce que le "mode automatique" ne fonctionne plus et que le dieu est trop occupé pour reprendre le contrôle de la Barbie. 

Quand Jésus est arrivé, ce n'était pas son fils comme tout le monde le croit, mais une Barbie comme les autres, enfin non pas comme les autres, le Dieu qui s'occupait de lui était un inventeur, un expérimentateur, et il a bidouillé son cerveau pour le rendre plus intelligent et enlever le plus de défauts possibles qui revenaient chez les êtres humains. Mais quand il a vu toute la pagaille que ça a donné, il a abandonné l'idée de faire pareil avec toutes les Barbies, en plus ça lui aurait prit beaucoup trop de temps et d'argent, c'est fou comme ça consomme comme matière ces petites choses.

Des fois Dieu il s’ennuie un peu, il fait toujours la même chose avec ses Playmobils, alors il provoque une catastrophe soi-disant naturelle pour avoir quelque chose de nouveau à s'occuper, ou alors il s'amuse avec d'autres jouets mais des fois y en a qui tombent et qui atterrissent sur la Terre. Et comme ces jouets-là ils ne viennent pas de la Terre, on les appelle "Extraterrestres". Après les hommes ils inventent plein d'histoires compliquées pour essayer de comprendre, ils sont un peu bêtes quand-même, c'est si simple. Et puis des fois aussi, y a des trucs qui disparaissent, et les hommes ils disent que c'est de la magie. C'est bizarre comme nom, magie, pour l'intervention d'un Dieu.

Et puis détrompez-vous, Dieu il n'est pas forcément super extra intelligent (ni vieux et barbu d'ailleurs) ! D'abord, si c'était le cas, on aurait moins de problèmes. Mais quand on est marionnettiste, les problèmes on s'en fiche un peu, parce que ce n'est qu'un jeu. Comme il voit tout d'en haut (y a trop de détails pour qu'il se penche sur chacun !) ben pour lui quand quelqu'un meurt c'est pas bien grave, il se rend pas compte de la tristesse des gens, il voit tout de trop loin, il peut rien faire pour eux. D'ailleurs y a trop de gens malheureux pour qu'il prenne le temps de les aider tous. Et puis à force y aurait surpopulation (c'est inhumain mais c'est la vérité véritable). C'est pour ça que tout les gens qui ont désespérément cherché l'immortalité ils l'ont jamais trouvée, Dieu il tient pas à avoir toujours plus de marionnettes à s'occuper, et encore moins si c'est toujours les mêmes têtes. C'est qu'il s'est prit à son propre jeu, notre petit Dieu ! Maintenant qu'il a inventé la (re)production automatique à la chaîne, il a de plus en plus de Barbies à s'occuper, et il ne peut plus s'arrêter de jouer – le pauvre ! Enfin on va pas le plaindre, puisqu'on est ses victimes, malheureux petits humains que nous sommes. Bien-sûr il a essayé de trouver des parades à sa catastrophique invention de reproduction automatique, mais ça à moins bien marché (d'abord la stérilité, mais ça ne prenait que sur quelques uns, puis les sermons sur le péché de la luxure des hommes d'églises – ses messagers ? N'importe quoi, juste des marionnettes un peu différentes qui ont réussi mieux que les autres à se faire respecter pendant quelques siècles – puis enfin la contraception). En plus, pour ceux qui sont stériles, les Playmobils productifs malgré eux leurs échangent leur production... Dieu n'est pas sorti de l'auberge.

Enfin bref, ce n'est qu'un problème parmi d'autres, parce qu'en termes d'inventions foireuses, ils ont plutôt bien réussi, les Dieux des Barbies. Déjà la connerie : ils ont renversé tout le sachet de cons, sans faire exprès, n'empêche que maintenant on est bien. En plus les cons ça se reproduit bien aussi – mais enfin, les Dieux, pourquoi a-t-il fallu que vous en mettiez sur la Terre, des cons ?! 


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Ensuite, ils ont inventé la pollution, que les cons se sont bien sûr empressés de tester – sans plus pouvoir s'arrêter.


Il faut se rendre à l'évidence, nos Dieux sont des débutants, et nous des cobayes. Bien loin d'être les plus sages et les plus intelligentes personnes qui existent (c'est bien dommage). Rien ne sert donc de les aduler, de toute façon ils ne nous entendent pas – même s'ils nous écoutaient, nous sommes bien trop petits et nombreux – ils s'en contrefichent, et ne le méritent pas. Gardons donc notre temps pour essayer de réparer leurs malheureuses bêtises. 

Mélody ©

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