Citation

"Faites des rêves immenses pour ne pas les perdre de vue en les poursuivant."

William Faulkner

vendredi 2 septembre 2011

Si les lieux savaient parler...


Une histoire assez longue est inscrite en tes murs,
On s'approche, on t'écoute, et puis tu nous racontes.
Des larmes, des rires, des voix et puis des contes
Cinq heures, la vie s'en va, elle ferme les tentures.

Le silence t'envahit, et puis la nuit aussi.
Tu attends le matin et les enfants joueurs,
Pour que la vie revienne et fasse battre ton cœur.
Mais pour l'instant tu dors et tous les bruits s'enfuient.

Les élèves s'interrogent, tu apprends avec eux.
Parfois tu n'comprends pas, eux ils ne font pas mieux
Parfois les profs sont bons, parfois ce n'est pas le cas...
Toi tu en connais plein, et tu n'les oublie pas.

Une salle de classe, ça peut tout dire,
Il suffit de savoir l'entendre.
Elle a une histoire à écrire,
Mais jamais aucune feuille à rendre...

Mélody ©

9 commentaires:

Céleste a dit…

C'est une géante aux lunettes de glace
Qui regarde, impassible, nos désirs et nos craintes
Devant son reflet, quelques efforts qu'on fasse,
Sous nos lèvres closes se diffuse une plainte.

Dans ce confessionnal glacé un combat
Contre soi-même est en gagé. Contre nature,
vers un futur, et sans censure, on guettera
Sans pitié la fissure dans l'armure.

Jusqu'à la cassure !

Jusqu'à l'obsession on y cherche pourtant le plaisir,
Un instant on le trouve dans le creux d'un port de bras.
Fugitivement la salle de danse parfois reflète ton désir.

Des larmes tout le long du corps...

Kaëlestys a dit…

C'est un peu bizarre, on dirait que tu passes de la salle de classe à la salle de danse... J'ai du mal à comprendre la 2eme strophe, tu pourra m'expliquer s'il te plaît ?
C'est bien écrit, je pense, mais un peu flou à mes yeux, j'aimerai des précisions.
Merci, en tout cas, d'avoir continué mon poème !

Jennsen a dit…

J'aime la métaphore "la géante aux lunettes de glace", mais le reste est beaucoup trop imprécis et insensé. Comme mélody, je ne comprends pas le passage de la salle de classe à la salle de danse, tu n'as pas fait une suite mais un début de quelque chose de complètement différent.
Ton deuxième paragraphe ne veut pas dire grand-chose, tu as voulu faire des rimes en -ure et les assembler pour faire un poème bien conforme, mais il ne suffit pas de prendre des mots en -ure pour que ça fasse joli, il faut aussi que ça ait du sens... Quel est ce combat qui est engagé ? En quoi est-il contre-nature ? Pourquoi parler de censure, sinon pour que cela rime ? "fissure dans l'armure" ? Armure métaphorique, d'accord, mais de quoi cette armure protégerait-elle, et pourquoi pourrait-elle être fissurée ? Tu utilises beaucoup trop de mots en -ure qui n'ont aucun sens les uns par rapport aux autres, au point que ça en devient indigeste et que l'on ne comprend rien. Ensuite, l'utilisation du mot "confessionnal" comme métaphore de la salle de danse m'a fortement gênée, car totalement inappropriée. Un confessionnal c'est un meuble séparé en deux compartiments. C'est sombre, petit, étroit. Une salle de danse, c'est grand, spacieux lumineux... Alors le rapport s'il te plaît ? Je ne sais pas si tu connais le sens réel des mots que tu utilises ou si tu veux juste faire de jolies phrases et que tu ne tiens pas compte du reste...
"Le creux d'un port de bras". Le creux des bras, encore ça passe, mais le creux d'un port de bras, ça n'existe pas. Un port de bras, c'est quand on porte quelqu'un par les bras, et encore ce n'est pas joliment dit, mais où vas-tu le mettre, ton creux ?!
"Fugitivement la salle de danse parfois reflète ton désir". Pourquoi utiliser "parfois", qui rend la phrase lourde, alors que fugitivement décrit à merveille ce que tu veux dire sans avoir besoin de parfois ? Ensuite, la dernière phrase, j'aimerais bien que tu m'expliques, parce que là, je sèche aussi. Je pencherais vers une autre tentative d'effet de style mal placée mais ne jugerais pas avant d'avoir compris le poème dans son intégralité, car tu pourrais conclure avec ça si ça avait un sens avec le reste...
Sinon, j'aime assez le premier paragraphe, avec cette salle de danse personnifiée qui est impassible devant tout. Également, j'aime cette phrase "Jusqu'à la cassure !", qui vient casser le rythme de ton poème, lui donner un nouveau souffle, mais il gagnerait peut-être à être plus "violent", à plus faire ressentir tes sentiments pour que l'on puisse sentir un réel changement.
Voilà, j'espère que je ne te parais pas trop dure, et tu peux ne pas tenir compte de mes remarques, je ne suis qu'une amatrice et mes opinions n'ont pas de valeur. J'espère que tu retravailleras ce poème car une fois corrigé ça pourrait faire un joli poème !
Merci.
Jennsen.
Ps : Donne nous des explications, s'il te plaît !

Kaëlestys a dit…

Par contre j'aime beaucoup la première strophe !!

Céleste a dit…

Je viens de poster mon commentaire. "une erreur s'est produite" et j'ai perdu une demi-heure de travail. Donc, avis à la populace, prenez des précautions, et faites un petit "édition-copier" avant de poster !

Alors, mon poème... je me rends compte effectivement que ma deuxième strophe est très maladroite. Chaque mot était pesé, mais j'ai eu peur de faire quelque chose de trop long (c'était mon premier poème! ) et donc j'ai jeté des métaphores en vrac sans vraiment me demander si vous alliez comprendre.
Je veux quand même préciser que la rime interne en -ure n'est apparue qu'après la rédaction de mon premier bouillon. Je ne me suis pas amusée à mettre au hasard les premiers termes qui me venaient à l'esprit pour le plaisir de pouvoir affirmer que "par la récurrence de termes en -ure, l'auteur veut exprimer sa douleur dans ses cours de danse" (!!!) !
Question n°1 : "Quel est ce combat qui est engagé ? En quoi est-il contre nature ?" C'est un combat pour forcer son propre corps à exprimer ce qu'on veut qu'il exprime, avec les canons ô combien stricts de la danse classique ! C'est en quoi il est contre-nature : tout cela n'est pas naturel. Il faut forcer, encore et encore. Même quand on n'a pas envie. C'est un combat entre sa volonté et sa tendance "paresseuse et naturelle".
"vers un futur" tu ne m'a pas posé de question ! c'est volontaire ? En tout cas... on est d'accord : la perfection n'existe pas ?! Elle est inaccessible mais on n'arrête pas, encore et encore, de tenter de l'atteindre et de se dire "si je m'entraine, un jour j'y arriverai". Jamais on ne se dira : je suis parfaite. On se dit : un jour, je le promets, je serai parfaite.
La censure est une allusion au miroir. Il te montre tout. Tout. Tes défauts sont toujours mis en avant. Autant dans le miroir de ta salle de bain, tu ne te vois pas en entier, mais dans une salle de danse, tu te vois sous tous les angles ! Et le cours de danse est un moment ou tu guette chaque défaut. C'est terrible. La censure est donc une allusion au fait que toutes les infos passent et que tu ne peux pas les ignorer, ce qui serait stupide et tout à fait prétentieux !!

(la suite au prochain épisode)

Céleste a dit…

(et voici la suite !)

Tout cela est très lié à mon confessionnal. Je ne sais pas si ce que je t'ai expliqué le rend plus logique... Es-tu déjà allée te confesser ? C'est une sensation assez terrible d'être confrontée à tous tes défauts. Et sur le moment, tu es obligée de les subir ! Le confessionnal est l'endroit ou tu te lave de tes péchés. La salle de danse est l'endroit ou tu te lave de tes défauts.
Et enfin, l'armure... ben, j'ai beaucoup hésité à le mettre parce que je trouvais ça un peu tiré par les cheveux, et en effet c'est bien la rime qui m'a décidé au final de la mettre... ;D mais donc, l'armure c'est une seconde peau artificielle qui est parfaite. Pèse chacun des mots que je viens d'écrire, et confronte avec mon développement ci-dessus. Tu comprends maintenant ?
Voilà, je crois que j'ai tout dit.

C'est vrai que maintenant je me rends compte à quel point ce que j'ai fait est maladroit ! Quelqu'un d'étranger en pouvait pas comprendre ! J'ai écrit en fonction de ce qui me toucherait moi, si je lisais ce poème de quelqu'un d'autre. Je ne me suis pas dit "et si quelqu'un d'étranger au monde de la danse le lisait ? ". Désolée donc, ça m'aura servi de leçon !

A propos ! Je me rends compte que j'ai oublié encore une de tes questions. Le port de bras. j'ai bien ri en lisant ta remarque. Ça me paraissait tellement évidant ! Le port de bras c'est la façon dont tu tiens, tu soutiens, tu mets son bras quoi ! Comme le "port de tête", ou "quelqu'un qui se porte bien" ! Je pensais que tout le monde savait ça. Désolée... donc, le port de bras en classique est très dur à mettre correctement. Tu dois l'avoir dynamique mais détendu et léger ! J'ai rarement eu un port de bras que j'ai trouvé "parfait", mais c'était tellement beau, j'étais fantastiquement heureuse !

Enfin, je devais mettre le "parfois" à tout prix, parce que sans ce mot la phrase n'a pas de sens et que sans cette phrase le poème n'a pas de sens...

voili voilà !

Jennsen a dit…

Merci beaucoup pour toutes ces explication, maintenant je comprends mieux, et j'aime l'idée de 'sans censure", et de "contre-nature".
non, je ne suis jamais allée me confesser, et je ne pensais pas que l'on pouvait considérer la salle de danse comme un confessionnal,et même si l'idée me parait bizarre, je peux comprendre.
Et merci pour le port de bras :P
Jennsen.
Ps : Tu peux faire un petit tour sur les autres textes, si tu veux bien, j'aimerais bien que tu me dises ce que tu penses aussi, et me dire ce qui ne va pas.
Merci ;)

Kaëlestys a dit…

Oui merci, on voit plus clair comme ça !! Mais comme tu parles d'un salle de danse, je pense que tu devrai mettre ton poème à part, ce sera le tien à toi toute seule !! ;) Si tu ne sais pas comment faire ou que tu as un souci n'hésite pas je t'aiderai :)

Céleste a dit…

euh... non, je ne sais pas faire ça ! Je suis soulagée de d'avoir pu m'expliquer correctement !
Sinon, je vais re-jeter un coup d'oeil sur vos écrits maintenant que j'ai un peu de temps, je vous dirai ce que j'en pense !
;p

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