Citation

"Faites des rêves immenses pour ne pas les perdre de vue en les poursuivant."

William Faulkner

vendredi 7 août 2015

Et si l’été se faisait femme…

Lorsque ton châle s’est envolé au lointain
Poussé par le vent capricieux de cet orage
Révélant la beauté de ta peau de satin,
Le temps indomptable me semblait mis en cage.

Ta chair portait bien le sceau de l’astre du jour
Comme nous l’avions deviné à ton allure
Cette insolence dont tu te drapais toujours
cachant aux yeux de tous ton côté obscure.

Ta colère éclate par des traits de lumière
Tu rayes le ciel gris de tes sombres éclairs
Tu charges d’électricité toute la terre
Ta force, ta volonté n’en est que plus claire

Ton rayonnant sourire nous a tant trompé,
Ces robes fleuries malmenées par l’Alyzée,
Ton regard tirant de la jade ses attraits
Et cette ardeur que les plus joyeuses t’enviaient

D’un geste de la main tu chassais les nuages
Préférant de loin la pureté d’un ciel bleu
Faisant de cette tenture le point d’ancrage,
Le refuge de tous tes rêves poussiéreux.

Tu es née du parfum des fleurs les plus fragiles;
T’abimant à la contemplation de l’azur
Tu frémis à l’idée d’un hiver peu fertile,
aux frissons qu’apportera la saison future.



© Océane

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