Fille de l’écarlate parée de rubis
Chassant de champs et prairies la monotonie
Le vent léger s’engouffre dans ta robe pourpre
Pâle imitation de nos joues qui s’empourprent
Toi, tu nous laisses rêveur devant ta splendeur
Contemplatif de cette grâce qui est tienne
Sans qu’une seconde nous songions à ta peine
Lorsque tout en toi nous évoque la candeur
Si tes larmes vermeilles n’ont pas de pareil
Ta torpeur, hélas, ô combien sombre, effraye
Tu te noies toujours dans une fausse espérance
Et dans des chimères que ta raison offense
Tu te voies traverser un océan d’écume
Habiller un vaste désert de sable chaud
Mais tes lamentations te laissent à fleur de peau
Occultant l’astre du jour d’une épaisse brume
En ce jour, pourrais-tu concevoir ta beauté
La délicatesse dans tes nombreux attraits
L’esquisse de perfection dans tes va-et-vient
Et l’éclat qui te caractérise si bien
De l’existence, tu t’es fait la sentinelle
Ta semence : émissaire d’un jeune printemps
Se fera écho d’une saison éternelle
Méprisant avec force la valse du temps
1 commentaire:
Océane, j'adore tes poèmes !
Je trouve que celui-ci possède une sorte d'élégance qui lui sied à merveille (et je ne dis pas ça pour gagner mon pari ;) )
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